Avant-propos : si les joueurs de Montpellier Hockey tombent sur cette page, sachez que ce titre ne vous vise nullement. Non, c'est pour tous les supportes que j'ai mis ça, en espérant qu'ils crèveront de rage en me lisant. Sous réserve qu'ils sachent lire.

Je suis donc allé Samedi soir au match de hockey sur glace qui opposaient les Vipers de Montpellier et les Lynx de Valence. Je m'installais donc rapidement dans les gradins apparemment réservés aux francs supporters de Montpellier (tambours, etc), pour regarder ces messieurs sur patins filer d'un bout à l'autre de la glace, note à part, ça me faisait penser à du Quidditch.

Hélas, quelques minutes suffirent à assombrir l'horizon, puisque je m'aperçu que le hockey, au même titre que le football, est un sport ou le fair-play et la noblesse ont disparu depuis bien longtemps. Petits coups de crosses par ci, tampons interdits par là, petits beignes à l'abandon de temps en temps, c'était d'autant plus lamentable qu'en terme technique, c'était un match digne de Brian Joubert, nul à chier donc (pardon pour Brian, mais c'est tellement hype de parler de toi ces jours-ci)(d'ailleurs je trouve que tout le monde lui tombe beaucoup trop vite dessus à Brian Joubert, t'as déjà tâté un triple axel sur ton lit ? Non ? Bien.).

Je disais donc, un match d'un niveau assez médiocre, malgré des Valençois qui laissent des trous énormes dans leur défense, trois buts seulement fûrent inscrits par les Vipers (les 4 autres sont dûs à la démotivation des Lynx, pas de quoi crâner), qui sont censés être cinquième de la ligue 1 (enfin D1, mais je suppose que c'est l'équivalent), contre un seul pour les Lynx, but qui me fit exulter de joie, mais que je dus caché tout autant, encerclé par des écervelés révoltés.

Évidemment, il fallait que ça tourne en bagarre, vous savez ce que c'est, l'esprit d'équipe, c'est un seul esprit pour toute une équipe alors on trouve vite la limite. Si vous saviez messieurs, le dégoût que j'ai éprouvé en voyant le sourire haineux dans vos yeux, cette bêtise dont vous paraissiez si fiers, à quel point ça m'attriste de voir dans toute votre virilité.

Mais le pire dans ce match, la honte absolue de cette soirée, je le dis sans hésitation, ce sont bien sûr les supporters. Les supporters, je pense que si je devais proposer une définition je dirais : individus groupés insuffisamment doués pour pouvoir pratiquer un sport, et se réfugiant donc dans l'encouragement des joueurs pour sentir la fierté d'appartenir à une équipe, la fierté d'écraser l'adversaire, et celle d'avoir contribué à une quelconque réussite. Ils étaient donc là, bien présents, à gueuler contre les Lynx, à s'offusquer des moindres gestes déplacés des Valençois (que je trouvais moins nombreux que ceux des Vipers, mais c'est un avis personnel), et à hurler comme des animaux pour encourager les locaux.

Un petit extrait : conflit entre deux joueurs, engueulade échauffée sanctionné immédiatement par l'arbitre : 2 minutes de pénalité pour chacun, et on en parle plus. Le speaker (speakerice ?) annonce donc les deux évènements. "Deux minutes d'exclusion pour le numéro X des Vipers pour dureté". Sifflets dans la salle, boohootage appuyé, etc. "Deux minutes d'exclusion pour le numéro Y de Valence, pour dureté". Applaudissement et rugissement de toute la salle. Mais quelle honte, mon Dieu quelle honte d'être parmi vous, immergé dans cette connerie humaine innommable.

C'est mon coeur de justicier qui fait ça. Je me souviens d'être allé voir un match de football l'année dernière à la Mosson, même scénario (sauf que là, il y a des supporters qui défient les lois humaines, mais je n'étais pas parmi eux) : j'espérais de tout mon être que les visiteurs marqueraient, pour que eux, étrangers loin de chez eux, rejetés et sifflés par un stade cérébro-déficient, puissent emmerder du plus profond de leur être tous ces animaux sauvages leur faisant face.

Si vous saviez messieurs les supporters, l'immensité de la joie qui me submerge dès lors qu'on vient marquer contre vous, quand je vois la douleur passer dans vos yeux transparents, quand vous hurlez impuissants, bêtement incapable de changer quelque chose au châtiment ultime d'un but contre votre équipe voulue imbattable et sans failles.

Un véritable orgasme.