... let the motherf**kers burn, burn motherf**kers, burn.

Il y a des journées comme aujourd'hui que je me dois de vous relater, pour partager avec vous les joies inattendues que m'offre le quotidien.

Aujourd'hui, je suis en déplacement. Je vais à Brive-La-Gaillarde, Corrèze, connue notamment pour son rugby, sa verdure, et son bas débit. Étant issu de classe populaire, je prends donc la meilleure façon de voyager pour les pauvres, le train. Arrive en gare pour un train qui est censé à partir à 10h55, observe consterné un retard de 30 minutes. En même temps, je suis con, j'ai pris le train. Après avoir feuilleté quelques magazines de skate insipides, je m'avance sur le quai en même temps que le train fait son entrée en gare, puis monte dedans décidé. Ô joie, pour une raison que j'ignore, nous restons en quai encore une petite heure, histoire de savourer le paysage. Déjà je suis chaud pour me faire tatouer un bon VDM sur le front, mais intrépide bouquetin que je suis (les geeks auront noté la référence), je garde le moral, et je m'assoies péniblement sur ces superbes sièges des Corail Téoz qui sont visiblement étudiés pour empêcher toute tentative de sieste/rattrapage de nuit. Affalé coûte-que-coûte en position de fœtus de chien de chasse, je dors discrètement, la main serré sur mon portefeuille et mon livre du moment, "Philosophie du dandysme" de Daniel Shiffer, que je recommande vivement pour ceux qui veulent apprendre de nouveaux mots sans dilaper leurs économies dans l'achat d'un coûteux dictionnaire.

Quelques heures plus tard, me voilà dans Toulouse, où j'apprends en descendant du train que, ô joie, j'ai loupé ma correspondance pour Brive-Le-Débit, ce qui me permet, ô allégresse, de savourer quelques trois heures d'inactivité bien méritée dans Toulouse, ville que je connais autant qu'un phoque islamiste égaré un matin de novembre dans les profondeurs de la jungle afghane lyophilisée à l'huile de vidange, c'est pour dire si je puis me permettre de flâner dans les rues.

Je décide, être malin que je suis, de partir en quête d'un skateshop, ce afin de faire l'acquisition d'une pièce indispensable à la bonne pratique de ce sport adréalino-pulsatif. Parcourant la morne avenue principale de Toulouse, je cède finalement pour entrer dans un cyber-café, histoire d'élaborer une stratégie optimale pour me mener au revendeur de matériel urbano-sportif le plus proche. M'avance sur une machine, et, ô joie, ai l'ultime chance de me retrouver à côté d'un être visioconférent avec sa famille que je présume éloignée, dans un dialecte à trancher l'oreille, si bien que j'en viendrai à sentir l'odeur du couscous. Profitant allègrement de ces leçons de fluence étrangère, je poke mes mails (je poke, il poke, 2pac), je check mes buddies online, et le temps qui m'est imparti pour disposer de cette machine touche à sa fin, ce pour quoi cet article touche à la sienne aussi. Alors, tous ensemble en solidarité avec moi, VDM.