Now tell me how that sounds ?
Par Stéphane le vendredi 20 mars 2009, 00:41 - Lien permanent
Chaque jour le soleil se lève, chaque jour je l'attends. Aucune poésie là dessous, ça veut juste dire que je n'arrive pas à me lever avant 9h en ce moment, performance plutôt médiocre quand les cours de l'IUT démarrent à 8h15. Même si mes réveils tardifs sont lamentablement excusés par la grève qui paralyse l'université depuis des mois, je m'inquiète quand à mes capacités à retrouver la motivation du lever court, rapide et efficace, du style le réveil à 7h15, à 7h30 j'ai déjeuné, pris une douche, fais mon lit, et éclaté la vieille qui a dormi dans la chambre à mon frère, si jamais une vieille venait à dormir dans la chambre de mon frère. Je vois déjà la scène : 7h25, les yeux encore bouffis de sommeil, l'exceptionnelle finesse de mon ouïe décèle un léger râlement dans cette pièce depuis peu désertée qu'est la chambre de mon consanguin. Entrebâillant délicatement sa non-massive porte en bois (parce qu'on nous gonfle toujours avec des portes en bois massives, genre gravée dans la roche du moyen-âge et qui pèse une demi-tonne après être allée aux toilettes, alors que ce n'est que rarement le cas, tout le monde n'habite pas dans un château du XVIème), je découvre donc une masse informe gondolant le lit dont l'habituelle platitude n'est pas sans rappeler mon impeccable surface ventrale. 7h26 : surpassant calmement la peur brûlante que procure la présence de l'OVNI (Oresr Vdsdfz Nazeoij Isdfse = objet dormant dans la chambre de mon frère, c'est du finlandais), mon regard aiguisé balaye le couloir pour trouver l'ustensile adéquat au débuscage de l'ennemi. Le doute n'est que de courte durée, puisque siège impitoyable au fond du couloir une planche de skateboard dont la fidélité et la capacité à détruire les tibias n'est plus à me prouver. D'un pas léger et sûr, je me saisis de cette admirable pièce d'ébénisterie et retourne sur le lieu du crime. Quelques pas encore et me voilà au pied du sommier, ou gît donc la bête créature ronflante, dissimulée par une couette de toute beauté, il faut l'avouer. 7h27 : Saisissant mon courage et ma planche à deux mains, je lève l'arme au dessus de ma tête, imperturbable et solennel, malgré le timide craquement qu'émet mon coude gauche lors de l'effort. Une seconde de plus, une longue seconde dans lequel s'étend le silence ahurissant des champs de guerre encore vierges de sang, et le coup tombe. Pas de sifflements dans l'air, pas de déchirure sonore, juste un craquement d'os qui n'est pas mien un peu plus bas, juste après le rebond sourd de mon épée improvisée. Toujours concentré dans l'exécution de mon plan supposé infaillible, je saute de toute la puissance allouée par mes jambes en direction du tas maintenant affaibli, le coude bien tendu vers le bas, pour que tout le poids de ma colère vienne mourir à l'extrémité saillante de mon humérus, contre l'infâme imposteur introduit dans les draps de ma famille. Cependant, lors de la collision attendue, je constate un manque de résistance squelettique chez l'autre qui me laisse perplexe, voir déçu. 7h28 : Consterné par le coefficient d'élasticité de l'ennemi pourtant féroce aux premiers abords, je soulève le drap afin d'élucider une bonne fois pour toute qui vient déranger mon confort de si bonne heure, et enfin pourquoi l'anatomie du mollusque fait-elle preuve d'une aussi grande faiblesse ? Mon horreur est telle quand je constate l'âge de la victime, que je file me laver les mains, une voire deux fois. 7h29 : J'éponge le sang, je balaye la poussière d'os, je change les draps et je jette la vieille. 7h30 : J'enfile mon sac, et me voilà parti pour une belle journée.
Du coup j'ai oublié ce que je voulais dire. Ahaha, on est pas bien payés, mais on rigole.
Commentaires
:D "qui n'est pas sans rappeler mon impeccable surface ventrale" NICE, c'est confirmé
c'est ouf ce que tu fais à 00:41 du matin chéri.
mais je sais ta bonne volonté d'arriver
pas-trop-quoi-qu'un-peu
en retard à ton université de grévistes
pour preuve je t'ai étonnant vu ce matin, (un éclair vert, gris et noir, respectivement ton tee shirt, ton sweet et tes cheveux, au moins pas l'inverse quand même) attraper le tram une demi seconde avant la fermeture des portes, was nice, surtout que tu venais donc d'érradiquer une vieille avant, JOIE, brother j'espère que tu l'a tondue aussi
défonce alphonse,
salut militaire
je n'ai pas tout lu parce que j'avoue que j'ai eu un peu la flemme
mais je vais essayer de tout lire avant le prochain article
par contre on dit finnois* :)
Okay, où ton esprit malade t'a encore mené ? xD
T'es qu'un malade =D
Rebirth ?
T'es au sommet de ta forme, et de la forme. Le fond est bon quoique un peu trop d'imagination.
Tu te rapproches dangeureusement du seul style que je veux te voir écrire. Et merci de nous eviter des morales sur la vie et ses en-vies.
Keep kap.
Il faut arrêter la ciboulette avant qu'elle monte au ciboulot, ceci dit le 20 Mars a été un jour bizarre, donc peut être que c'est dans l'influence cosmique et dans les ondes alternatives qu'il faut chercher l'explication sinon rationnelle, tout du moins psychique de cette dérive transcendantale du néant vers l'infini et "lycée de Versailles", hou là! je m'égare sévère moi aussi, il faut que j'arrête les sucrettes...
super, Denis :D
how do you do sugar?
j'veux te faire part de quelquechose dear,
aujourd'hui j'ai fait pression sur une de ses longilignes créatures aux visages emplatrés que sont, non pas les 3 Graces de la comédie, mais les vendeuses anorexiques des parfumeries Douglas, pour obtenir du parfum sans payer.
(excuse légale et approuvé par le président = temps de crise)
j'ai fait pression donc, pas seulement avec mon pouce prehenseur et mon télé-encéphale hautement developpé, mais en jouant sur l'instinct prébendier caracteristique des vendeuses irrespectieuses de leur profession. (en même temps, je l'usurpe (si,si) sans mauvaise conscience, je n'ai pas vu dans ses yeux rimmélés (si,si) la moindre "passion" de vendre des flacons d'alcool de fleur.
bref, elle a cru, la pauvre, que je reviendrai acheter ce parfum (elle a pas faux ,cela dit, cette conne) et s'est executé, le cerveau visiblement bloqué sur la fenêtre "perd-je, (si,si, verbe perdre, 3em groupe, que suit d'un trait d'union le pronom personnel je)
perd-je une cliente si je refuse de lui offrir cet échantillon d'alcool de fleur?"
NON, Marie-Christine, car c'était elle, vous ne me perdez pas vous ne m'avez, jamais gagné.
en concluant,
pour conclure,
to put in a nutshell :
tu obtiens toujours ce que tu veux avoir, du moment que tu utilise ta capacité n°7 (et la n°8) des caractères évolués partagés par l'homme et le chimpanzé, soit "la capacité à mentir" et celle "à manipuler les autres".
je me parfume maintenant, sugar
That sounds great.
Ouais, j'repassais sur ton blog après avoir lu cet article y'a 2009 ans, le jour de la naissance de notre pote là, ne trouvant rien à rajouter j'réponds de la merde à ton titre bidon.
Dans la joie et même l'espérance de seeya soon !
Post scriptum (même si je vais continuer à écrire) : ponds nous un nouvel article ( :