Après cette vague de commentaires, merci à toutes, merci à tous, merci à Jésus, etc, je me dois de rectifier un peu le tir un peu trop général envers mes amis buveurs.

Tout d'abord, je le rappelle car la nuance était faible, je n'ai rien contre l'alcool. Je suis parfaitement conscient que c'est un bon moyen de se détendre, de fluidifier l'ambiance, et prendre un, deux ou trois verres, tant qu'on est dans le domaine de la raison (raisonnabilité ?), ne m'a jamais gêné. Je n'en bois personnellement pas un seul simplement par question de goût, c'est tout.

Maintenant, venons en à vous. J'ai discerné plusieurs motifs de beuverie, aidé par vos avis tout d'abord, et par un autre. Je me suis aussi appuyé sur ce document pour trouver une réponse.

Donc pour résumer, voici les quelques raisons qui m'apparaissent pour justifier les abus d'alcools chez les jeunes.

- La première consiste à boire pour appartenir à un groupe. On déteste tous (ou presque) la solitude, moi le premier, et il est un besoin présent chez nous que de s'intégrer à un groupe, celui d'une soirée, celui des potes, etc. Exactement selon le principe de la première cigarette, beaucoup d'entre vous ont sûrement démarré "pour essayer", pour faire bien, etc. Je ne veux humilier personne ici, d'autant plus que l'alcool, contrairement à la cigarette ne fais pas de mal (jusqu'à un certain degré, dans tous les sens du terme).

-La deuxième raison pour boire trop, c'est la peur du vide. D'ambiance, de conversation, il faut dire que s'amuser sans alcool, ça devient dur de nos jours, il faut trouver des gens motivés, alors que l'alcool garantit pour tout le monde le même état si il y a abus. Donc pour faciliter le dialogue, pour casser la glace lors d'une soirée réunissant trop de gens différents, rien ne vaut la boisson, comme ça tout le monde rigole, tout le monde est content et on ne demande rien de plus.

-La dernière raison, qui m'apparaît beaucoup plus intéressante que les autres, et celle de boire pour oublier, l'alcool est une drogue aussi, après tout. Non non, je ne veux pas dire que vous buvez tous parce que vous êtes dépressifs, seulement de nos jours, il devient dûr d'être optimiste, il suffit de regardez les infos, la situation mondiale en crise, de rajouter à côtés toutes ces petites choses quotidiennes qui vous assaillent, le lycée, les parents, les amis, les amours, ta soeur, etc, pour se rendre compte qu'on a tous envie d'oublier des fois. Qu'on a tous envie de l'abstraction de conscience qu'offre l'alcool pour oublier le malaise au fond de nous, les questions gênantes refoulées constamment, "Que vais je faire de mon avenir, de moi? Est ce que j'ai vraiment envie de continuer à me battre sur ce chemin dont je ne connais même pas la destination, si ce n'est le cercueil (glauque, isn't it ?), est ce que j'ai vraiment envie de bosser toutes ces années pour faire ce putain de métier et bosser encore quarantes ans pour pouvoir être vieux convenablement? Pourquoi me sens je si seul des fois, malgré mes 200 amis Facebook et mon carnet d'adresses MSN bien rempli?".

Détachez vos cordes, je rigole. On refoule tous ces questions un peu embarrassantes que la vie nous impose, mais la complexité du monde dans lequel nous vivons, de la société qui nous entoure, influe certainement sur la polarité de votre inconscient. Alors un petit verre ou deux, puis trois, quatre, cinq, six et puis on fait une légère fugue de ce bas monde pour un monde où tout est drôle et joyeux, alleluia.

Allez, trêve de blabla, c'est l'heure de l'apéro.