Stuff about Steph

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vendredi 22 mai 2009

La peur de la contamination

Parce que je n'ai pas envie de perdre 70€ dans un sweater Franklin Marshall pour ressembler aux fades copies friquées qui déambulent oisivement dans les rues écœurantes de Montpellier, j'ai décidé de me faire un T-Shirt à 25h30 de l'après midi, et que si jamais je trouve quelqu'un avec le même concept sérigraphiste, je pars chasser en Finlande avec Google.

Yeah yeah

N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire

  • ce que vous pensez de mon superbe T-shirt
  • ce que vous pensez sur la nature de l'homme
  • ce que vous pensez de Michael Jackson

Si vous ne pensez pas, rien n'est perdu : http://www.lequipe.fr/

mardi 28 avril 2009

I'm gonna ride on

Adossé à une vitre, regard transparent et jambes croisées, je trompais mon ennui en énumérant mentalement le nombre de stations restantes avant ma descente. Le tramway raclait justement ses rails pour en desservir une, et pour égayer quelque peu ces mornes voyages écœurants de fadeur, je me préparais à assister à l'échange des passagers, en face de la porte dont je tenais le siège. Je la remarquais tout de suite. La dérivée de notre vitesse n'était pas encore nulle (et tac) que déjà elle s'était précipitée vers la plus proche ouverture, bousculant du haut de son mépris les braves gens qui entravaient sans le savoir son précieux chemin. La main tendue, impatiente, elle fût dans la rame avant même que Miss Tramway ait terminé son speech sur cette superbe station dont le nom ne m'échappe pas mais dont on se contrefout éperdument. Ignorant les grognements des sortants, elle n'arrêta sa concentration que lorsqu'elle s'aperçut, étonnée que son plan infaillible ne se déroule pas comme prévu, qu'il ne restât dans le tramway plus siège libre.

Alors commença à bouillir sa colère. Voyant, offusquée, qu'on ne se précipita pas pour lui céder un bout de banquette, elle se mit à assaillir chacune de ses proies d'un regard fulminant d'indignation, ses lèvres desséchées tordues par un rictus mauvais, et si sa capacité physique couplée à des contraintes sociales plus souples l'avait permis, il fût facile de prédire une série de high-kicks qu'on ne retrouve guère plus que dans les plus beaux films de sushis martiaux (re-tac). Vous l'aurez compris, sauf le coup de la dérivée, la rage habitait cette vile créature. Qui plus est, affichant ouvertement sa suffisance, elle avait réussi à unir sans un mot tout le wagon contre elle, si bien que j'échangeais avec quelques impolis de ma condition un sourire illégal, et c'est tout juste si on pouvait lire "Crève pour que je te cède ma place" sur le front des membres du complot. Maugréant de nobles insultes à l'égard de cette société qui se perd, elle attendit la tête haute mais les yeux plissés d'orgueil qu'un cuistre eut à descendre, et donc céder sa place de par le fait.

Chance lui fût donné à l'arrêt suivant, lorsque sa vue aiguisée par sa fourberie vit un manant se lever à l'autre bout de la rame pour sortir. Et c'est là que je me remet à croire en Dieu et à le remercier de faire si bien la vie, lorsque embarque à la porte opposée un petit vieux amical, le visage chaleureux, plein de rides qu'on sentait avoir été sillonnées par un sourire abondant. Il escalade la marche, et gratifie le jeune homme qui lui cède son passage et sa place, bloquant, Dieu te bénisse toi aussi mon frère, la vieille pute dont je fis l'admirable portrait dans les lignes précédentes.

Ainsi savourais-je encore quelques minutes la fulminante bête, pour descendre en lui décochant un de mes sourires que je n'arrive pas à faire spontanément, un sourire franc et magnifique, qui j'espère lui mina l'esprit jusqu'à la fin de la journée.

mardi 14 avril 2009

We don't need no water

... let the motherf**kers burn, burn motherf**kers, burn.

Il y a des journées comme aujourd'hui que je me dois de vous relater, pour partager avec vous les joies inattendues que m'offre le quotidien.

Aujourd'hui, je suis en déplacement. Je vais à Brive-La-Gaillarde, Corrèze, connue notamment pour son rugby, sa verdure, et son bas débit. Étant issu de classe populaire, je prends donc la meilleure façon de voyager pour les pauvres, le train. Arrive en gare pour un train qui est censé à partir à 10h55, observe consterné un retard de 30 minutes. En même temps, je suis con, j'ai pris le train. Après avoir feuilleté quelques magazines de skate insipides, je m'avance sur le quai en même temps que le train fait son entrée en gare, puis monte dedans décidé. Ô joie, pour une raison que j'ignore, nous restons en quai encore une petite heure, histoire de savourer le paysage. Déjà je suis chaud pour me faire tatouer un bon VDM sur le front, mais intrépide bouquetin que je suis (les geeks auront noté la référence), je garde le moral, et je m'assoies péniblement sur ces superbes sièges des Corail Téoz qui sont visiblement étudiés pour empêcher toute tentative de sieste/rattrapage de nuit. Affalé coûte-que-coûte en position de fœtus de chien de chasse, je dors discrètement, la main serré sur mon portefeuille et mon livre du moment, "Philosophie du dandysme" de Daniel Shiffer, que je recommande vivement pour ceux qui veulent apprendre de nouveaux mots sans dilaper leurs économies dans l'achat d'un coûteux dictionnaire.

Quelques heures plus tard, me voilà dans Toulouse, où j'apprends en descendant du train que, ô joie, j'ai loupé ma correspondance pour Brive-Le-Débit, ce qui me permet, ô allégresse, de savourer quelques trois heures d'inactivité bien méritée dans Toulouse, ville que je connais autant qu'un phoque islamiste égaré un matin de novembre dans les profondeurs de la jungle afghane lyophilisée à l'huile de vidange, c'est pour dire si je puis me permettre de flâner dans les rues.

Je décide, être malin que je suis, de partir en quête d'un skateshop, ce afin de faire l'acquisition d'une pièce indispensable à la bonne pratique de ce sport adréalino-pulsatif. Parcourant la morne avenue principale de Toulouse, je cède finalement pour entrer dans un cyber-café, histoire d'élaborer une stratégie optimale pour me mener au revendeur de matériel urbano-sportif le plus proche. M'avance sur une machine, et, ô joie, ai l'ultime chance de me retrouver à côté d'un être visioconférent avec sa famille que je présume éloignée, dans un dialecte à trancher l'oreille, si bien que j'en viendrai à sentir l'odeur du couscous. Profitant allègrement de ces leçons de fluence étrangère, je poke mes mails (je poke, il poke, 2pac), je check mes buddies online, et le temps qui m'est imparti pour disposer de cette machine touche à sa fin, ce pour quoi cet article touche à la sienne aussi. Alors, tous ensemble en solidarité avec moi, VDM.

jeudi 8 janvier 2009

Ennui du soir

J'ai toujours voulu être DJ. Avec toutes les richesses musicales qui stagnent autour de nous, il doit y'avoir moyen de concocter tout ça et de faire un espèce de cocktail supra-puissant. Donc voilà mes premiers essais, régalez vous.

Pour les droits d'auteurs et royalties, contactez moi.

samedi 22 novembre 2008

Drunk ones, pt. 2

Après cette vague de commentaires, merci à toutes, merci à tous, merci à Jésus, etc, je me dois de rectifier un peu le tir un peu trop général envers mes amis buveurs.

Tout d'abord, je le rappelle car la nuance était faible, je n'ai rien contre l'alcool. Je suis parfaitement conscient que c'est un bon moyen de se détendre, de fluidifier l'ambiance, et prendre un, deux ou trois verres, tant qu'on est dans le domaine de la raison (raisonnabilité ?), ne m'a jamais gêné. Je n'en bois personnellement pas un seul simplement par question de goût, c'est tout.

Maintenant, venons en à vous. J'ai discerné plusieurs motifs de beuverie, aidé par vos avis tout d'abord, et par un autre. Je me suis aussi appuyé sur ce document pour trouver une réponse.

Donc pour résumer, voici les quelques raisons qui m'apparaissent pour justifier les abus d'alcools chez les jeunes.

- La première consiste à boire pour appartenir à un groupe. On déteste tous (ou presque) la solitude, moi le premier, et il est un besoin présent chez nous que de s'intégrer à un groupe, celui d'une soirée, celui des potes, etc. Exactement selon le principe de la première cigarette, beaucoup d'entre vous ont sûrement démarré "pour essayer", pour faire bien, etc. Je ne veux humilier personne ici, d'autant plus que l'alcool, contrairement à la cigarette ne fais pas de mal (jusqu'à un certain degré, dans tous les sens du terme).

-La deuxième raison pour boire trop, c'est la peur du vide. D'ambiance, de conversation, il faut dire que s'amuser sans alcool, ça devient dur de nos jours, il faut trouver des gens motivés, alors que l'alcool garantit pour tout le monde le même état si il y a abus. Donc pour faciliter le dialogue, pour casser la glace lors d'une soirée réunissant trop de gens différents, rien ne vaut la boisson, comme ça tout le monde rigole, tout le monde est content et on ne demande rien de plus.

-La dernière raison, qui m'apparaît beaucoup plus intéressante que les autres, et celle de boire pour oublier, l'alcool est une drogue aussi, après tout. Non non, je ne veux pas dire que vous buvez tous parce que vous êtes dépressifs, seulement de nos jours, il devient dûr d'être optimiste, il suffit de regardez les infos, la situation mondiale en crise, de rajouter à côtés toutes ces petites choses quotidiennes qui vous assaillent, le lycée, les parents, les amis, les amours, ta soeur, etc, pour se rendre compte qu'on a tous envie d'oublier des fois. Qu'on a tous envie de l'abstraction de conscience qu'offre l'alcool pour oublier le malaise au fond de nous, les questions gênantes refoulées constamment, "Que vais je faire de mon avenir, de moi? Est ce que j'ai vraiment envie de continuer à me battre sur ce chemin dont je ne connais même pas la destination, si ce n'est le cercueil (glauque, isn't it ?), est ce que j'ai vraiment envie de bosser toutes ces années pour faire ce putain de métier et bosser encore quarantes ans pour pouvoir être vieux convenablement? Pourquoi me sens je si seul des fois, malgré mes 200 amis Facebook et mon carnet d'adresses MSN bien rempli?".

Détachez vos cordes, je rigole. On refoule tous ces questions un peu embarrassantes que la vie nous impose, mais la complexité du monde dans lequel nous vivons, de la société qui nous entoure, influe certainement sur la polarité de votre inconscient. Alors un petit verre ou deux, puis trois, quatre, cinq, six et puis on fait une légère fugue de ce bas monde pour un monde où tout est drôle et joyeux, alleluia.

Allez, trêve de blabla, c'est l'heure de l'apéro.

samedi 15 novembre 2008

No thanks

Amis du soir, amis des placards, bonsoir.

Ce soir, puisque nous sommes le soir, ce qui lisent ça à un autre moment sont priés de laisser un commentaire d'excuses, j'aimerai aborder avec vous un sujet assez flou, celui de l'alcoolémie chez les neujs.

Alors voilà le problème: je ne bois pas. D'une par mesure de sécurité, de deux parce que je n'aime pas le goût de l'alcool, de trois parce que j'aime vous insulter à pleine voix lorsque votre regard impuissant de créature imbibée tombe, s'effondre sur moi. Seulement, je ne connais que deux personnes partageant ma vision du sujet.

Le problème n'est pas tant dans le fait de boire de l'alcool, ça rend joyeux, gnagna, un verre ou deux, what else. Maintenant qu'on m'explique pourquoi quand mes contemporains vont à une soirée, c'est pour se mettre une mine, se mettre la race, s'arracher la gueule, se faire un coma éthylique (si on me l'a déjà sorti), se défoncer la tête, toutes ces expressions qui ne désignent qu'un seul fait, honteux, lamentable, incorrect et malpropre, celui de boire jusqu'à ne plus se souvenir de rien, jusqu'à errer vaguement le regard vitreux, à parler sans dire, à s'afficher dans cet état misérable, mais qui apparemment vous excite terriblement.

L'intérêt d'aller claquer vingt euros de bouteilles tous les samedis pour pouvoir, j'allais dire planer, mais non, s'enterrer comme vous le faites? L'intérêt de boire pour boire? Qu'on m'explique ce qu'il y a d'agréable à se mettre en mode loque impuissante? Me dites pas que vous prenez du plaisir, vous vous en souvenez même pas. Le plaisir de pouvoir dire "j'étais bourré comme un coing, j'ai adoré", de pouvoir affirmer haut et fort que vous avez été vulgaire toute une soirée? Le prestige d'avoir été tout sauf prestigieux peut être?

Soit vous avez une vie suffisamment triste pour vouloir en arriver à de telles fins pour oublier, soit il y a une erreur dans mon raisonnement et je vous prie incessamment de bien vouloir me la signaler dans les commentaires prévus à cet effet. Merci.


PS : Si après lecture de cet article, les seules pensées qui vous viennent à l'esprit sont "rah le sale vieux, comment il est coincé des fesses" ou "t'as qu'a essayé au lieu de parler", ne laissez pas de commentaires, allez boire un coup ça vous fera du bien.

mardi 11 novembre 2008

Comment avoir la classe de MSN.

Grand concours: Après lecture de ce billet, trouve toi aussi le plus grand hacker de tes contacts, et poste un lien vers une capture d'écran dans les commentaires! Celui qui possède le plus grand hacker gagnera un lot !

Lectadoros, bonjour.

Aujourd'hui, apprenons ensemble dans la joie et l'allégresse comment maîtriser Windows Live Messenger, et arriver à se faire une solide image de hacker dans la tête de tous.

Allons-y. Je me prénomme Stéphane. Je vais donc définir mon pseudonyme en tant que tel:

Stéphane

Première erreur: c'est beaucoup trop clair. Trop explicite. Donc première chose à faire, trouvez un pseudo que seul vous connaissez, fouillez vos agendas de sixième, vous trouverez bien.

Orkerone

À partir de maintenant, on va commencer à enrichir notre pseudo. La première chose à faire, recoder son pseudo en L33t Sp34k.

0rk3r0|V3

Voilà, là ça commence à être suffisamment lourd, mais beaucoup trop court. On va donc se faire une petite session d'enluminures, comme ceci:

*+*+* 0rk3r0|V3 *+*+*

Ensuite, pour aller jusqu'au bout, on télécharge Messenger Plus (pas besoin d'aller sur eMule, les hackers), et on se fait un petit cocktail de couleurs, le plus trash possible. Allez y sur le gras, l'italique, les dégradés, tous les coups sont permis. N'hésitez pas à rajouter un peu de votre vie personnelle, sous réserve que ce soit totalement privé, et que personne ne comprenne.

[b]*[/b]+[b]*[/b]+[b]*[/b]~~ [c=12]0[/c]rk[b]3[/b]r[i]0|V3[/i] ~~[b]*[/b]+[b]*[/b]+[b]*[/b] #### mdr lé ga vs ete tro con tro de délir ac vs mes PD <3 <3 ### bientot fini...

(le "bientôt fini", très poétique et mystérieux à la fois, est un excellent choix)

Voilà, là vous êtes quasiment sûr de faire planter un quart de vos contacts sur simple connexion, ce qui est un bon score. La prochaine fois, nous verrons comment trouver le message personnel le plus inutile de la Galaxie, comment dénicher l'avatar vous correspondant le moins, et au final, nous aborderons un manuel du langage SMS pour essayer de déstabiliser son éloctueur sur simple "bonjour". Merci d'avoir suivi.


Je viens de remarquer une dernière astuce (d'après l'exemple), n'hésitez pas non plus sur l'utilisation de l'anglais, surtout si vous n'avez aucune idée du sens. Exemple: Gonna make you sweat. Je vais faire de toi un pull, ahahah. À moins qu'il ne faille retraduire ? Je vais te pull = Je vais te tirer. Pas si bête que ça...

lundi 10 novembre 2008

Nouveau départ

Je change de blog comme on change de chemises. Stephorever, l'adresse était à vomir, Freesteph, il y avait Blogspot et le thème était trop sombre, bref, autant de mauvaises raisons pour repartir sur un nouveau. Selon les estimations de nos experts, celui là devrait cependant durer nettement plus longtemps que les autres, en tout cas héberger mes réflexions de philosophe en promotion pendant quelques temps.

En espérant que tout le monde prendra son pied, ou sa main, si il n'a plus de pieds. Si il n'a plus de mains non plus, et bien il se prendra la tête.

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