http://docs.google.com/fileview?id=0B4IH-mwK_b3oYTNiMDU1ZWMtZTc3MS00YjQxLWI1YjgtNjA1NWU2NWE3NDBj&hl=en doc.pdf
vendredi 11 décembre 2009
While you make pretty speeches
Par Stéphane le vendredi 11 décembre 2009, 18:59
C'est avec une retenue qui me rappelle mes plus belles années collège que j'évite de démarrer cet article par un « Bienvenue sur mon blog », au vu de l'ambiance vétuste qui règne sur ces pages.
Sans transition, j'aborderai aujourd'hui le sujet dérisoire du sérieux. Pour les encéphales anesthésiés qui arrivent fraîchement de Facebook, expliquons tout d'abord la notion de sériosité. Ceux qui ne sont pas d'accord avec le mot « sériosité » peuvent quitter l'assemblée, faschistes.
Être sérieux, c'est se comporter et agir avec une dignité qui donne à réfléchir aux premier rigolo venu, et même ceux d'après. C'est tenir un discours mature et réaliste qui concorde avec les mœurs de notre société adorée, et imposer le respect de par la gravité qui émane d'un discours, d'une action, ou d'une chèvre, dans certains cas relativement aléatoires.
Les jeunes rebelles qui infestent nos campagnes aiment beaucoup faire usage du sérieux dans leurs conventions linguistiques ; ainsi, il y a quelques années de ce là, du temps où on avait des vrais amis sans murs et sans statuts, un gang d'adolescents bêtement commun s'était réuni chez l'un des membres, pour s'enfermer dans une chambre et écouter leur musique préférée qui comme tout le monde le sait, est la musique classique.
Alors qu'on écoutait une symphonie du regretté Beethoven, pas le chien, le sourd, l'un d'eux fit mention du violoniste qui interprétait le chef d'œuvre à l'écoute, et lâcha donc le nom d'André Rieux à ses camarades. Mais c'est alors qu'un des membre à l'oreille fine osa objecter à son camarade qu'il éprouvait grande difficulté à reconnaître le sus-cité artiste dans la mélodie, par la formule :
VASY C'EST RIEUX ?
qui fut rapidement dérivé en "vasy srx ?" qui, au délà du sens russe à savoir : « Je mangerai bien un lama », exprime l'incrédulité face à des propos douteux émis par un autre primate de type ami.
Voilà, je referme donc cette page d'histoire et de culture générale, mon cadeau de Noël aux futurs élève de Terminale scientifique, dont je suis issu, qui n'auront plus d'Histoire au programme, déjà que de mon temps on avait plus le Français, mais s'est pas trait important donc ça va. Bonne soirée à tous, et vive la France.
samedi 19 septembre 2009
It's a cruel cross that I have to bear
Par Stéphane le samedi 19 septembre 2009, 19:53
La vie, en général, ça manque de goût. Surtout quand il y a de gros orages en ville, ça manque de goût, du coup ça refoule après[1]. J'en veux pour exemple hier encore, alors que je débarquais frais comme un lama drogué devant le bâtiment de mon IUT, saluant machinalement les geeks qui font semblant d'aimer le café pour prétendre à une vie sociale, et m'avançai à mon tour vers la machine à café à qui j'ordonnai royalement un chocolat chaud, ce qu'elle fit servilement en ronronnant bêtement.
C'est alors qu'un bipède de sexe opposé, opaque et familier s'approche de moi, fier et joyeux de pouvoir compter parmi les gens à qui je dis bonjour, flatté jusqu'à la moëlle de pouvoir avancer sa joue molle vers moi chaque matin, honoré d'être partie intégrante de mon spam quotidien Facebook, et me tends son visage disgracieux pour laisser échoir les rites de politesse les plus classiques.
La demoiselle s'inquiète donc de mon humeur, je la renseigne en mode pilote automatique puisque dans ces moments de platitude humaine, je suis capable d'une neutralité qui rivalise très bien avec ladite machine à café. C'est alors que survient le drame :
Tu prends un chocolat chaud ? C'est trop fort pour toi le café ? J'rigole !
Et là, d'un coup, me voila rabattu de plein fouet dans la dure réalité. Comme si ces quelques mots courageusement rassemblés en une phrase aiguisée pour faire ployer mes fibres zygomatiqes avait plombé en plein vol les restes de mon sommeil adoucissant, comme si d'un coup le soleil de mes rêves encore tièdes disparaissait brutalement pour laisser apparaître les bas-fonds de l'intelligence humaine. Pendant que l'agresseuse rigole naisement de sa blague de haut niveau, je contrôle mes nerfs. Mes journées à l'IUT sont suffisemment médiocres pour que je n'ai besoin de ces lamentables interventions, et je sens bien qu'à ma place, Gandhi aurait frappé.
Alors certes, je ne suis pas exempt de défaut : je suis hyper-susceptible à un point qui ridiculise la première madeleine venue, les lacets de ma Veja droite sont mal attachés, et la plupart de mes omelettes sont des échecs cuisants (trop cuit d'ailleurs, ça crame en dessous, mais il reste du transparent d'oeuf sur le dessus, si quelqu'un a le secret, je paye comptant). Par contre, j'essaye de surveiller ma langue (que j'ai bien pendue, ça me donne presque des airs de Sadam Hussein), et j'élague au fur et à mesure l'arbre de mes pensées pour ne garder que l'essentiel et éviter d'user mes cordes vocales pour dire si basses sottises.
Alors, à tous ceux qui aiment à laisser couler le flot de leur élucubrations débiles, à toutes celles qui braillent toute la journée pour des affaires d'une futilité écœurante, je suggérais simplement de faire appel à leur conscience de citoyen et d'humain, pour sauver la planète et faire un geste pour le développement durable, économisez un peu d'air pur : fermez vos gueules.
Crédit photos : Cousin aérien capturé en plein
Notes
[1] Si il y en qui sont intéressés pour me lapider après ce jeu de mots de très loin derrière les fagots, je suis dispo.
mercredi 12 août 2009
You can't break the rules until you know how to play the game
Par Stéphane le mercredi 12 août 2009, 12:29
Ce n'est pas parce qu'on est en vacances que l'ennui l'est aussi.
Pourtant, si on y réfléchit bien, dans ce monde barbare et grotesque, on a difficilement le temps de s'ennuyer. Les possibilités multiples qui s'offrent à tout individu normalement constitué pour se divertir sont trop nombreuses pour permettre le moindre instant de dérive cérébrale. Après, chacun sa méthode pour se divertir : lire des livres avec plein de mots, regarder Secret Story, jouer à GooBox, perdre des demi-journées sur Facebook, faire de la musique, draguer à outrance, acheter les pièces maîtres de collections Rivaldi Fashion, dessiner au charbon d'allumette, c'est vous qui voyez.
Oui mais si l'on possède une âme trop profonde pour s'adonner à ces basses considérations modernes, superficielles et vénéneuses ? Alors un peu d'aération et de légèreté dans le ciel obscurci de vos réfléxions nébuleuses ne vous fera pas de mal. Et je soutiens cette idée en enseignant gratuitement, aujourd'hui, ici-même, un cours de drague à la femme fraîche et pulpeuse. Bien évidemment, ceux qui ont déjà pêché au gros ou au thon sont dispensés.
Tout d'abord, avant de passer à l'attaque, étudions bien la cible : généralement bipède, pourvue de courbes autrement plus intéressantes que les sinusoïdes pourtant passionnantes des cours de terminale, et dotée d'un regard qui fait fondre au plus profond de nous les derniers remparts d'une candeur qui ne demande qu'à capituler, il n'est pas pour autant démontré qu'elle possédât suffisamment d'esprit pour qu'il vaille la peine d'en parler. Peu importe, car de toute façon, qui se soucie de nos jours de ces détails fugaces ?
Faire la cour à une femme n'est certes pas aisé pour tout le monde, et je salue au passage l'association des nains obèses de Picardie médiévale, pourtant quelques règles tacites gouvernent ce jeu dangereux :
La première proclame que la femme étant à priori un être doux, faible et délicat, on ne saurait faire usage d'approches rustres et brutales dépréciées dans le milieu de la drague. Ainsi essuyais-je la semaine dernière un échec cuisant lors d'une tentative de partage de ma culture du football, après un superbe tacle à hauteur des hanches pratiqué sur une délicieuse créature qui résistait péniblement à mes attaques autrement plus mûries. Mais après tout, que coûte donc un revers auprès d'une femme réticente ? Non seulement la probabilité d'échec est constante (50% environ) sur tous les spécimens, mais qui-plus-est, il vaux mieux vivre avec un regret qu'avec des remords. Enfin, qui pourrait ignorer que même dans ce domaine romantique au possible, certaines promotions occasionnelles garantissent que pour deux râteaux achetés, la pelle est offerte ?
Seconde règle : la créature délicate aime les cadeaux. Oui mais nous pauvres mâles ignorants sommes bien impuissants pour deviner les goûts tordus de nos dulcinées (pourquoi cette chienne n'aiment-elle pas la bière et le foot comme tout le monde ?, se demande le poète mêlant ses amères larmes au flot d'une rivière indifférente à la souffrance incandescente qui dévore la chair de son cœur fâné). Heureusement, Dieu, avec l'aimable participation de mes parents, me créa pour vous divulguer quelques astuces non-négligeables.
- La femme fait du 36-38 ;
- La femme révulse à l'idée qu'on lui offrît de la lingerie qui mettrait en doute la finesse de sa coquetterie la plus intime ;
- La femme ne prête qu'un engouement poli au dernier PES sur Playstation 3 (encore un mystère de la Création) ;
- La femme n'est pas un homme ;
- La femme aime qu'on lui fasse parvenir un bouquet de fleurs parfumées, et se délecter d'une jolie carte manuscrite jointe, si on a eu la délicatesse de ne pas dessiner un sexe masculin dessus, même si ça nous a fait beaucoup rire.
Après ces valeureux conseils, le dernier coup de pouce qui fera de vous le meilleur des chevaliers, l'as des jupons, la terreur des innocentes, le bourreau des cœurs, ou le roi du râteau si vous êtes vraiment un manche (vainqueur du Prix du Jeu de Mots Pour Handicapés Cérébraux Anesthésiés 2009), la dernière règle disais-je donc, est essentielle : tout se joue au moral. Tout peut aussi se jouer à l'emmental, si la victime est Suisse et amatrice de fromages laitiers, mais ceci est une autre question. Le mental est primordial, pour ne pas dire indispensable au bon déroulement de votre stratégie galante.
Car il ne suffit pas de posséder un T-Shirt avec deux léopards, trois griffes et une écriture gothique monochrome pour faire mouche, il faut aussi être persuadé d'être intéressant, passionné et brillant, et cela suffit généralement à convaincre par corrélation l'objet du désir. Ainsi, moult fois ai-je admiré le courage de ces piches insipides qui pourtant, parce qu'il possède une bouche considérablement gonflée et abondante, savent faire tomber dans leurs filets des filles qui dégagent pourtant une intelligence qu'on pensait capable de déceler la platitude écrasante qui règne dans l'esprit de leur prétendant. Alors n'hésitez plus, levez votre fessier aplati de cette chaise, fermez Facebook, éteignez l'ordinateur, et foncez dans la rue embrasser la première inconnue susceptible d'une si belle attention.
La rédaction ne saurait être tenu pour responsable des échecs du lecteur, surtout s'il a bien lu l'article précédent qui permis à Dom Juan lui-même de gagner les plus belles pièces de sa collection de jouvencelles. Cependant, la rédaction accepte aussi toute attention de gratitude de la part du lecteur, qui peut payer en chèque, en espèces, PayPal et vidéo amateur si vraiment la crise ne lui permet pas de remercier à sa juste valeur les bienfaits que lui procure notre lecture.
dimanche 28 juin 2009
I'll never let you part, for you're always in my heart
Par Stéphane le dimanche 28 juin 2009, 00:47

Cher Michael,
Il semble que tu aies une fâcheuse habitude à ne pas faire tout comme tout le monde. Composer, chanter, danser, t'en aller, il faut toujours que tu surprennes tout le monde. Même ta mort m'aura fait halluciner. C'était il y a exactement deux jours, je perdais mon temps du mieux que je pouvais lorsqu'on m'informa que tu avais quitté ce monde. Rigolant niaisement devant l'absurdité de la chose, je vérifiai tout de même les actualités, pour constater sans arriver à y croire, que tu étais hospitalisé à l'hôpital de Los Angeles.
Je me suis couché à trois heures du matin, choqué, après presque quatre heures de direct sur CNN Live. Je ne réalise que maintenant l'amplitude de ta disparition. Le gouffre qui te succède. L'obscurité qui tombe après ta lumière. On me reprochera de te diviniser, mais je l'assume, pour moi tu es un demi-dieu. Un héros. Parce que j'ai grandi à tes côtés, parce que mon frère a une centaine de tes magazines Black & White, parce que je t'ai vu en concert en 97 au Parc des Princes et que j'en suis toujours stupéfait. Parce que je me souviens très bien des sessions Moonwalk avec mon père et mon frère dans ma salle à manger, en chaussettes. Parce que ma VHS des clips de History est toujours bien rangée et qu'il m'arrive encore, et même fréquemment, de mettre Black & White ou Smooth Criminal suffisamment fort pour que mes vitres dansent avec moi.
Et maintenant, tu n'es plus là. J'ai fait le deuil Michael, crois-moi. Je suis allé en ville tout vếtu de noir, le badge de l'History Tour accroché fièrement au dessus de mon cœur, pour montrer que à des milliers de kilomètres de ton corps, il y a des fans solides. Oh, ce n'est pas le cas de tout le monde tu sais. Il m'a fallu affronter toute la méchanceté et le mépris de ceux qui ne te voyaient que comme un fou dangereux, dérangé. Les génies sont tous dérangés, je leur dis. Mais ça ne suffit pas, les procès qui ont terni ton image sont bien ancrés, même si tu t'en es acquitté. Mais rien ne ternira jamais ton œuvre et le produit colossal de ton talent.
Alors merci Michael. Merci pour ton influence, merci pour toutes ces merveilles qui m'ont bercé, merci pour l'amour que tu as essayé de transmettre, car au delà de tes monstres de pas de danse, les messages que tu as mis dans tes chansons sont des plus beaux que j'ai jamais vus. Merci pour Heal the World, pour Man in the Mirror ou Earth song. Merci pour tous les hoquets et les soupirs qui les ponctuent, comme si tu avais mis dans chaque chanson une part de ton âme, une émotion arrachée à ta sensibilité exceptionnelle qui me saisit le cœur chaque fois que je t'écoute.
I would like to send this note to heaven, but nobody gave me any valid adress. I know letters rarely reach above the sky, but I know love does. I send you all my love Michael, eternal love for what you gave me. I hadn't cried since you're gone. Tears are flowing right now. Forever love.
Stéphane.

samedi 6 juin 2009
There's no reason that a man and another man can't elope
Par Stéphane le samedi 6 juin 2009, 20:22
Dans les mœurs actuelles de notre société déliquescente, il n'est pas rare d'aborder lors des repas les plus solennels la question de l'homosexualité. Plus d'étouffements gênés, de raclements de gorge impuissants et autres toussotements honteux, la majeure partie de la population française s'est sorti le balai du cul pour pouvoir parler librement de l'autre partie, qui elle continue de se la mettre au même endroit, pour son plus grand plaisir.
N'est-il tout de même pas étrange que deux hommes puissent ainsi s'aimer, fistant au passage mère Nature la bienveillante qui avait prévu pour eux des êtres au sexe complémentaire, qu'on désigne usuellement sous le nom de « femmes » ou « grosses putes » selon l'avancement de la soirée ? Autant comprends-je aisément qu'une femme soit attirée par la grâce et la douceur d'une autre faible créature au regard sucré, autant puis-je concevoir l'idée que l'incandescent charme féminin s'étende au delà des frontières établies par ladite mère Nature vue ci-dessus, autant suis-je quelque peu dubitatif sur les mécanismes dérivés qui poussent deux hommes à se mettre ensemble, dans tous les sens du terme (plus il y a de sens, mieux c'est, d'ailleurs).
Je suis profondément, et je pèse mes mots, étonné de voir qu'un homme arrive à apprécier la virilité d'un semblable. D'ailleurs, je m'adresse à vous les femmes au passage, qu'est ce qui attire donc chez un homme ? Ses poils, sa force, sa capacité à réciter l'alphabet en éructant virilement, l'acuité de ses renseignements sur les équipes de football dans le vent, l'originalité de son tee-shirt Franklin Marshall, la rutilance des jantes de sa Citroën, la douceur de sa peau sensible qui laisse à penser que le papier de verre se vend beaucoup trop cher de nos jours ?
Je n'ai pas la réponse. Je sèche. J'ignore. J'ai un trou. Et j'enfonce mes mots.
Attention, qu'on ne se méprenne pas : je n'ai absolument rien contre les homosexuels. Quel avantage aurais-je à mépriser les gays, moi qui suis on ne peut plus lesbienne ? En plus, les gays sont souvent des mecs calés (et ne poussons plus qu'il ne l'est déjà, le sens de cette expression), qui sourient et qui rigolent de bon cœur, en tout cas des mecs sympas : je leur souhaite de trouver leur bonheur parmi la sélection restreinte de leurs envies sentimentales, moi qui ai du mal avec les femmes, parfois je me demande s'ils ont plus de chance avec les hommes.
Sinon aujourd'hui, c'était la Gay Pride à Montpellier. Bel évènement, chaude ambiance, par contre au niveau du temps, ce fut pluie diluvienne pour tout le monde, et on ne manquera pas de confirmer à cette occasion la rumeur populaire, ils l'ont eu dans le cul.
mardi 26 mai 2009
I can't stand the useless fools
Par Stéphane le mardi 26 mai 2009, 21:36
Le FISE à peine clôturé, je me dois de souligner l'écrasante part de fakes qui se trouvait dans le public durant ces quatre jours de sports extrêmes.
Écartons déjà, écrasons même, les nombreuses personnes qui furent incapables de trouver ce que signifie l'acronyme ci-dessus, mais soulignons surtout le nombre de petits fourbes, de sournois petits garnements, d'infects vauriens vaniteux, qui ne vinrent à cet évènement au départ réservé aux amateurs de glisse que pour afficher leur horripilante, chétive, infinitésimale personne, pour sublimer l'éclat de leur insipide tee-shirt Franklin Marshall (encore eux), pour montrer à quel point ils étaient hype de venir côtoyer les plus grands riders internationaux.
Combien d'entre vous n'eurent que faire des éclats techniques qui ont volé un peu partout, combien ont su s'attirer la foudre silencieuse de mon mépris discret, en fumant vos joints le plus tranquillement du monde tandis qu'un backflip tailwhip réveillait tant bien que mal l'ambiance funèbre qui, comme chaque année, permet à Montpellier de bien différencier la France de l'outre-Atlantique dès lors qu'il s'agit de public déchaîné.
Moi qui peinait à écarter les badauds pour savourer à pleine pupille ces charmants ennemis de la gravité, je fus déçu, mais même pas surpris, d'être le seul à lever la voix et mes fesses pour acclamer un gros trick, tandis que le commentateur (aussi fade fût-il, comme le veut la tradition de ce festival), s'excusait presque du succès mitigé rencontré par le parc.
Qu'on ne s'y méprenne pas, je ne blâme pas les gens qui viennent, naturellement, se distraire un peu devant la culture urbaine en ébullition, on ne demande pas à chaque spectateur de savoir pourquoi envoyer un 720 decade air en BMX c'est absolument incroyable, mais ceux qui viennent polluer les rives du Lez juste pour faire comme tout le monde (be yourself), pour faire de la fumette entre déchets désintéressés, pour pouvoir dire "ouais, j'y étais, c'était sympa".
J'ai la mauvaise impression que le FISE se transforme petit à petit en foire pour grand public, en arène de sports extrêmes où le peuple vient gaspiller son Dimanche, et c'est bien dommage. Stoo.
vendredi 22 mai 2009
La peur de la contamination
Par Stéphane le vendredi 22 mai 2009, 02:12
Parce que je n'ai pas envie de perdre 70€ dans un sweater Franklin Marshall pour ressembler aux fades copies friquées qui déambulent oisivement dans les rues écœurantes de Montpellier, j'ai décidé de me faire un T-Shirt à 25h30 de l'après midi, et que si jamais je trouve quelqu'un avec le même concept sérigraphiste, je pars chasser en Finlande avec Google.
N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire
- ce que vous pensez de mon superbe T-shirt
- ce que vous pensez sur la nature de l'homme
- ce que vous pensez de Michael Jackson
Si vous ne pensez pas, rien n'est perdu : http://www.lequipe.fr/
mardi 28 avril 2009
I'm gonna ride on
Par Stéphane le mardi 28 avril 2009, 23:48
Adossé à une vitre, regard transparent et jambes croisées, je trompais mon ennui en énumérant mentalement le nombre de stations restantes avant ma descente. Le tramway raclait justement ses rails pour en desservir une, et pour égayer quelque peu ces mornes voyages écœurants de fadeur, je me préparais à assister à l'échange des passagers, en face de la porte dont je tenais le siège. Je la remarquais tout de suite. La dérivée de notre vitesse n'était pas encore nulle (et tac) que déjà elle s'était précipitée vers la plus proche ouverture, bousculant du haut de son mépris les braves gens qui entravaient sans le savoir son précieux chemin. La main tendue, impatiente, elle fût dans la rame avant même que Miss Tramway ait terminé son speech sur cette superbe station dont le nom ne m'échappe pas mais dont on se contrefout éperdument. Ignorant les grognements des sortants, elle n'arrêta sa concentration que lorsqu'elle s'aperçut, étonnée que son plan infaillible ne se déroule pas comme prévu, qu'il ne restât dans le tramway plus siège libre.
Alors commença à bouillir sa colère. Voyant, offusquée, qu'on ne se précipita pas pour lui céder un bout de banquette, elle se mit à assaillir chacune de ses proies d'un regard fulminant d'indignation, ses lèvres desséchées tordues par un rictus mauvais, et si sa capacité physique couplée à des contraintes sociales plus souples l'avait permis, il fût facile de prédire une série de high-kicks qu'on ne retrouve guère plus que dans les plus beaux films de sushis martiaux (re-tac). Vous l'aurez compris, sauf le coup de la dérivée, la rage habitait cette vile créature. Qui plus est, affichant ouvertement sa suffisance, elle avait réussi à unir sans un mot tout le wagon contre elle, si bien que j'échangeais avec quelques impolis de ma condition un sourire illégal, et c'est tout juste si on pouvait lire "Crève pour que je te cède ma place" sur le front des membres du complot. Maugréant de nobles insultes à l'égard de cette société qui se perd, elle attendit la tête haute mais les yeux plissés d'orgueil qu'un cuistre eut à descendre, et donc céder sa place de par le fait.
Chance lui fût donné à l'arrêt suivant, lorsque sa vue aiguisée par sa fourberie vit un manant se lever à l'autre bout de la rame pour sortir. Et c'est là que je me remet à croire en Dieu et à le remercier de faire si bien la vie, lorsque embarque à la porte opposée un petit vieux amical, le visage chaleureux, plein de rides qu'on sentait avoir été sillonnées par un sourire abondant. Il escalade la marche, et gratifie le jeune homme qui lui cède son passage et sa place, bloquant, Dieu te bénisse toi aussi mon frère, la vieille pute dont je fis l'admirable portrait dans les lignes précédentes.
Ainsi savourais-je encore quelques minutes la fulminante bête, pour descendre en lui décochant un de mes sourires que je n'arrive pas à faire spontanément, un sourire franc et magnifique, qui j'espère lui mina l'esprit jusqu'à la fin de la journée.
mardi 14 avril 2009
We don't need no water
Par Stéphane le mardi 14 avril 2009, 15:28
... let the motherf**kers burn, burn motherf**kers, burn.
Il y a des journées comme aujourd'hui que je me dois de vous relater, pour partager avec vous les joies inattendues que m'offre le quotidien.
Aujourd'hui, je suis en déplacement. Je vais à Brive-La-Gaillarde, Corrèze, connue notamment pour son rugby, sa verdure, et son bas débit. Étant issu de classe populaire, je prends donc la meilleure façon de voyager pour les pauvres, le train. Arrive en gare pour un train qui est censé à partir à 10h55, observe consterné un retard de 30 minutes. En même temps, je suis con, j'ai pris le train. Après avoir feuilleté quelques magazines de skate insipides, je m'avance sur le quai en même temps que le train fait son entrée en gare, puis monte dedans décidé. Ô joie, pour une raison que j'ignore, nous restons en quai encore une petite heure, histoire de savourer le paysage. Déjà je suis chaud pour me faire tatouer un bon VDM sur le front, mais intrépide bouquetin que je suis (les geeks auront noté la référence), je garde le moral, et je m'assoies péniblement sur ces superbes sièges des Corail Téoz qui sont visiblement étudiés pour empêcher toute tentative de sieste/rattrapage de nuit. Affalé coûte-que-coûte en position de fœtus de chien de chasse, je dors discrètement, la main serré sur mon portefeuille et mon livre du moment, "Philosophie du dandysme" de Daniel Shiffer, que je recommande vivement pour ceux qui veulent apprendre de nouveaux mots sans dilaper leurs économies dans l'achat d'un coûteux dictionnaire.
Quelques heures plus tard, me voilà dans Toulouse, où j'apprends en descendant du train que, ô joie, j'ai loupé ma correspondance pour Brive-Le-Débit, ce qui me permet, ô allégresse, de savourer quelques trois heures d'inactivité bien méritée dans Toulouse, ville que je connais autant qu'un phoque islamiste égaré un matin de novembre dans les profondeurs de la jungle afghane lyophilisée à l'huile de vidange, c'est pour dire si je puis me permettre de flâner dans les rues.
Je décide, être malin que je suis, de partir en quête d'un skateshop, ce afin de faire l'acquisition d'une pièce indispensable à la bonne pratique de ce sport adréalino-pulsatif. Parcourant la morne avenue principale de Toulouse, je cède finalement pour entrer dans un cyber-café, histoire d'élaborer une stratégie optimale pour me mener au revendeur de matériel urbano-sportif le plus proche. M'avance sur une machine, et, ô joie, ai l'ultime chance de me retrouver à côté d'un être visioconférent avec sa famille que je présume éloignée, dans un dialecte à trancher l'oreille, si bien que j'en viendrai à sentir l'odeur du couscous. Profitant allègrement de ces leçons de fluence étrangère, je poke mes mails (je poke, il poke, 2pac), je check mes buddies online, et le temps qui m'est imparti pour disposer de cette machine touche à sa fin, ce pour quoi cet article touche à la sienne aussi. Alors, tous ensemble en solidarité avec moi, VDM.
dimanche 5 avril 2009
Bitch please
Par Stéphane le dimanche 5 avril 2009, 02:14
Le triste spectacle que j'avais du contempler ne me laissa pas de marbre pour autant. Ainsi, quelques enjambées devant cette fille qu'on appelle de joie malgré la tristesse qui éclabousse au moindre regard qu'on lui porte, j'eus cette idée rayonnante : et si je mixais deux saveurs de thé différents dans la même boule à thé ? Et bien croyez-moi ou pas, mais un thé vanille-fruits des bois, j'ai rarement connu plus délicat arôme. Une soirée brillante.
vendredi 20 mars 2009
Now tell me how that sounds ?
Par Stéphane le vendredi 20 mars 2009, 00:41
Chaque jour le soleil se lève, chaque jour je l'attends. Aucune poésie là dessous, ça veut juste dire que je n'arrive pas à me lever avant 9h en ce moment, performance plutôt médiocre quand les cours de l'IUT démarrent à 8h15. Même si mes réveils tardifs sont lamentablement excusés par la grève qui paralyse l'université depuis des mois, je m'inquiète quand à mes capacités à retrouver la motivation du lever court, rapide et efficace, du style le réveil à 7h15, à 7h30 j'ai déjeuné, pris une douche, fais mon lit, et éclaté la vieille qui a dormi dans la chambre à mon frère, si jamais une vieille venait à dormir dans la chambre de mon frère. Je vois déjà la scène : 7h25, les yeux encore bouffis de sommeil, l'exceptionnelle finesse de mon ouïe décèle un léger râlement dans cette pièce depuis peu désertée qu'est la chambre de mon consanguin. Entrebâillant délicatement sa non-massive porte en bois (parce qu'on nous gonfle toujours avec des portes en bois massives, genre gravée dans la roche du moyen-âge et qui pèse une demi-tonne après être allée aux toilettes, alors que ce n'est que rarement le cas, tout le monde n'habite pas dans un château du XVIème), je découvre donc une masse informe gondolant le lit dont l'habituelle platitude n'est pas sans rappeler mon impeccable surface ventrale. 7h26 : surpassant calmement la peur brûlante que procure la présence de l'OVNI (Oresr Vdsdfz Nazeoij Isdfse = objet dormant dans la chambre de mon frère, c'est du finlandais), mon regard aiguisé balaye le couloir pour trouver l'ustensile adéquat au débuscage de l'ennemi. Le doute n'est que de courte durée, puisque siège impitoyable au fond du couloir une planche de skateboard dont la fidélité et la capacité à détruire les tibias n'est plus à me prouver. D'un pas léger et sûr, je me saisis de cette admirable pièce d'ébénisterie et retourne sur le lieu du crime. Quelques pas encore et me voilà au pied du sommier, ou gît donc la bête créature ronflante, dissimulée par une couette de toute beauté, il faut l'avouer. 7h27 : Saisissant mon courage et ma planche à deux mains, je lève l'arme au dessus de ma tête, imperturbable et solennel, malgré le timide craquement qu'émet mon coude gauche lors de l'effort. Une seconde de plus, une longue seconde dans lequel s'étend le silence ahurissant des champs de guerre encore vierges de sang, et le coup tombe. Pas de sifflements dans l'air, pas de déchirure sonore, juste un craquement d'os qui n'est pas mien un peu plus bas, juste après le rebond sourd de mon épée improvisée. Toujours concentré dans l'exécution de mon plan supposé infaillible, je saute de toute la puissance allouée par mes jambes en direction du tas maintenant affaibli, le coude bien tendu vers le bas, pour que tout le poids de ma colère vienne mourir à l'extrémité saillante de mon humérus, contre l'infâme imposteur introduit dans les draps de ma famille. Cependant, lors de la collision attendue, je constate un manque de résistance squelettique chez l'autre qui me laisse perplexe, voir déçu. 7h28 : Consterné par le coefficient d'élasticité de l'ennemi pourtant féroce aux premiers abords, je soulève le drap afin d'élucider une bonne fois pour toute qui vient déranger mon confort de si bonne heure, et enfin pourquoi l'anatomie du mollusque fait-elle preuve d'une aussi grande faiblesse ? Mon horreur est telle quand je constate l'âge de la victime, que je file me laver les mains, une voire deux fois. 7h29 : J'éponge le sang, je balaye la poussière d'os, je change les draps et je jette la vieille. 7h30 : J'enfile mon sac, et me voilà parti pour une belle journée.
Du coup j'ai oublié ce que je voulais dire. Ahaha, on est pas bien payés, mais on rigole.
dimanche 22 février 2009
Bli
Par Stéphane le dimanche 22 février 2009, 13:03
Je sais, j'écris de moins en moins, et de moins en moins bien. La faute à la crise, à Rousseau, à Voltaire, à ta mère, mais sûrement pas de la mienne. Le niveau de ce blog faiblit, à commencer par le titre. Hélas l'inspiration est en vacances pour le moment, je ne sais pas trop de quoi vous parler d'intéressant, disons autre que des lamentations en mousse sur la façon dont je subis mes nouvelles orientations de vie. Alors pour me faire pardonner en attendant mieux, un dessin qui m'est venu en cours, subitement, comme si Dieu m'avait parlé.
Alors certes, mes talents de dessinateurs sont discutables, n'empêche que j'aime mon idée, seul ou pas.
dimanche 8 février 2009
Reste à dépoussiérer
Par Stéphane le dimanche 8 février 2009, 17:12
Il existe des Dimanches où l'on s'ennuie tellement qu'on aimerait sauter la journée. Un bouton "Skip forward", et on n'en parle plus. On est tous des chansons, d'ailleurs quand j'y pense. On joue tous les même thèmes, ou presque, on a tous à peu près les même notes, et on se dit beaucoup trop souvent que c'était mieux ce qu'on jouait avant. Alors on regarde la mesure d'après, on imagine, on prévoit, on planifie, on anticipe ce qu'on va jouer après, pour que les autres apprécient, admirent et salivent, et au final on oublie totalement ce qu'on est en train de jouer. Il y des airs joyeux, des airs tristes, des airs mélancoliques, des airs nostalgiques, des airs doux, des airs secs et des airs bague, et des jeux de mots impitoyables au milieu de mes articles.
Alors on essaye de jouer comme il faut, comme on nous dit de jouer, certains suivent la baguette, d'autres tentent leur style, et tout ce petit monde est censé joué dans un grand orchestre, une société dure d'oreille qui n'écoute que ceux qui ont des pianos en ivoire et des triangles en or.
Forcément des fois on fait des fausses notes. On se plante, consciemment ou pas, et on s'efforce de rattraper l'erreur, d'une façon comme d'une autre. Des fois on les enchaîne, et on finit par se demander si on verra la fin de ce putain de morceau. Pourtant, il faut continuer à jouer quoiqu'il arrive, arrêtez de souffler, c'est impossible.
Après y'a le hit-parade des humains. Chacun son classement, mais y'a des redondances dans les morceaux connus. Jesus-Christ hits the top five (en même temps, le mec arrête de jouer, il se piotte trois jours, et il repart là où il avait commencé, normal).
On a tous un titre à la con, deux mots inutiles et des dates. Le single sort 80 ans plus tard, sauf que t'emportes pas le boîtier chez toi (ceux qui habitent dans un cimetière, gloire à eux, sont bien sûr à l'abri de ce jugement). Chacun son style, chacun sa façon de jouer. Il y en a qui jouent des trucs totalement fades et inutiles (Bitch #1 si tu me lis), d'autres qui jouent des trucs à pleurer toute la journée, et d'autres qui jouent joyeux, simple mais efficace.
Des fois on fait des duos. Bizarrement ça marche rarement jusqu'au bout, mais l'harmonie n'est pas facile à trouver hélas. Ça fait des mélodies superbes au début, et puis après ça s'embrouille, ça donne une cacophonie bizarre et puis ça se déchire plus ou moins bien, et chacun continue sa carrière solo, faute de mieux. Encore faut-il se souvenir des bons passages et pardonner les mauvais, même si c'est le silence qui est parfois le plus bruyant.
Head & tail de l'article par Mahé.
mercredi 28 janvier 2009
Oh bad girls get you down
Par Stéphane le mercredi 28 janvier 2009, 14:55
J'allais me faire cuire deux tartines de Nutella, et puis j'ai décidé d'écrire un peu. Alors maintenant, s'agirait de trouver un sujet consistant. Ma semaine au ski, puisque vous y tenez tant. Je n'aborderai que quelques points essentiels.
1. Les Hollandaises/Allemandes se reconnaissent par leur chevelure blonde nouée en queue de cheval, n'ont pas de blousons Quechua et possèdent une bipédie remarquable. Cependant, on notera que "Die kleinen Vögel singen in Wald", ça ne les intéresse pas plus que ça, et "apéro ce soir en GE 81" tout autant. Elles se contentent de sourire bêtement avec leurs yeux évidemment bleus et leurs dents évidemment blanches.
2. Il faut jouer à la belote orienté côté Nord/Ouest, sinon une sorte de malédiction inutile s'abat sur vous, qui vous donne un jeu à 12 points à chaque tour, ou vous fait perdre un As au premier tour, coupé par un 7, ce qui n'est pas sans éveiller chez moi une ire dévastatrice qui en effraie plus d'un, voir deux.
3. Ça ne sert à rien d'essayer de se rattraper sur le poignet quand on saute de travers en snowboard, à part une entorse on n'y gagne pas grand chose. Assumez votre saut, tombez les dents en avant.
4. Les caillous sont des êtres morts qui passent leurs temps à ne rien faire du tout, mais jouent quand même à cache-cache sous la neige. Faire attention à ces vils amas, qu'on rencontre généralement sur ce charmant dialogue "Ffffffffffffffff (glisse imperturbable), CRRRRRRR (rencontre snowboard-caillou), ... (vol), pok (rencontre surfeur-caillou), AAAAAAAAAAAAOUCH (agonie du surfeur)".
5. Si à tout hasard se trouve dans votre immeuble un IUT de Nîmes, ne cherchez pas à philosopher longtemps, les premiers dialogues s'élèvent généralement à "NIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMMMMMMMMMES - MONTPELLIEEEEEEEEEEEEERRRRRR - NIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMMMMMMMMMES - MONTPELIEEEEEEEEEEEEEEEER."
6. Lorsque la température atteint -40°C en fin de télésiège, vous pouvez essayer d'égayer un peu l'ambiance en chantant différents hymnes à la joie et au bonheur. YMCA, Daddy Cool, Bratisla Boys, laissez votre sensibilité s'évader, avec vos cordes vocales au passage. We Will Rock You est un très bon choix aussi, évitez d'emporter le bâton quand on se tape la poitrine, les collègues n'apprécient que très peu.
7. Les discothèques de station sont d'une nullité qui n'est pas sans rappeler les plus grands tubes de Tragédie (un groupe qui porte bien son nom d'ailleurs).
8. Le pouvoir d'achat au ski est environ divisé par 6, le coût de la vie étant multiplié par autant. Comptez 3€ pour une bouteille d'eau, 4€ pour des pâtes, et comptez tant que vous voulez pour un sourire de la caissière.
9. Une semaine au ski est gravement nuisible à Bob Dylan, surtout le soir lorsque un amas de créatures imbibés entonne fièrement Blowin' in The Wind au balcon, accompagné par une guitare aux cordes effilées, et les charmants "Vos gueules" des résidents environnants.
10. Évitez de rentrer de la boîte juste à l'heure où les profs se lèvent pour mettre la sauce aux responsables du bruit dans l'immeuble, dont vous ne faites pas parti. La confusion qui s'en suit est relativement gênante.
Voilà pour mes observations, on finit cet article en silicone périmé par une superbe vidéo thought, featured and recorded by myself.
Merci Youtube pour m'avoir violé allègrement la qualité.
mardi 27 janvier 2009
Little Brother is watching you
Par Stéphane le mardi 27 janvier 2009, 22:27

Quel titre énorme, ahaha.
DEMAIN VENEZ NOMBREUX À LA MANIFESTATION, DÉPART À 14H AU PÉROU, ARRIVÉE PLUS TARD AILLEURS.
jeudi 15 janvier 2009
I will rise up
Par Stéphane le jeudi 15 janvier 2009, 00:05
Un jour nouveau se lève. À trop forcer son orbite, on finit par prendre de la vitesse et décrocher violemment, force centrifuge oblige. Alors me voilà projeté dans un nouveau monde, un nouvel espace où brillent encore quelques étoiles connues, quelques constellations qui sont les repères d'une vie.
Des étoiles qui brillent constamment, et qui renverront toujours un peu de lumière, même lorsque les nuits les plus noires feront taire autour de soi le plus infime des bruissements. Des coordoonées à ne jamais oublier, des points dont le seul souvenir est précieux. Des feux discrets qui resteront à jamais allumés, parce que leurs flammes ne brûlent pas mais réchauffent. Des sources intarissables qui ruissellent d'un même champ, unique et résonnant à la fois.
Alors à tous ceux qui m'ont soutenu et me soutiendront. Je vous remercie du fond du cœur, et croyez moi, il faut être bon en apnée pour toucher le fond du mien.
À mes parents, Denis, Thomas, Sandra, Bruno, Jérôme, Baptiste, et tous ceux qui ne m'ont tendu ne serait-ce qu'un sourire. À Natacha, qui comprendra d'où vient le titre.
jeudi 8 janvier 2009
Ennui du soir
Par Stéphane le jeudi 8 janvier 2009, 23:14
J'ai toujours voulu être DJ. Avec toutes les richesses musicales qui stagnent autour de nous, il doit y'avoir moyen de concocter tout ça et de faire un espèce de cocktail supra-puissant. Donc voilà mes premiers essais, régalez vous.
Pour les droits d'auteurs et royalties, contactez moi.
lundi 5 janvier 2009
Au deux
Par Stéphane le lundi 5 janvier 2009, 23:54
Une première journée de rentrée, et déjà le harcèlement des vœux de la populace partout où se trouvent des individus dotés de cordes vocales consistantes. Bonne année, bonne année, je ne vois en quoi elle s'annoncerait meilleure que les autres années. La monde crise, le monde étouffe, le monde s'entretue, le monde n'a plus de pub sur les chaînes publiques, le monde a cassé la corde de sol sur sa guitare, et il y en a encore certains qui ont le culot de vous souhaiter une bonne année.
Le bonne année, c'est une grosse feinte, une grosse illusion pour faire avancer le tas en lui faisant croire aux miracles à venir. Une grosse bouffée d'oxygène. "Oxygen gets you high". Récompense à celui qui cite la source dans les commentaires.
Moi j'ai fait la transition le nez dans la poussière, et ça n'a pas meilleur goût en 2009, qu'on se le dise. Mais se relever, renaître de ses cendres, ça, c'est toujours aussi bon quelque soit l'époque. Je me suis retrouvé au milieu de tout ça, comme on retrouve un ami en plein safari congolais, bien que l'expérience ne me soit jamais encore arrivé, Dieu me culbute. Je suis tombé nez-à-nez avec moi même, facile vu l'envergure me diront les plus sournois, et j'en suis ravi. La schizophrénie de mon amour propre retrouvé me fait un bien fou, façon Bio bifidus actif, pour les amateurs.
Non, finalement 2009 risque d'être une sacrée année, quoi qu'en dise les mécréants et les nabots à Rolex. Sur ce, mes meilleurs vœux pour tous ceux qui les veulent, en espérant que la lumière guidera votre chemin aussi longtemps que vous pourrez marcher. Et ce qui sont pas fans des phrases à la Plus Belle La Vie n'avaient qu'à s'arrêter au paragraphe précédent.

En plus, je viens de me rendre compte que j'avais un truc de McCartney aussi, que demande le peuple. Tu imagines Stallone avec un piano en train de jouer "Let it be" entre deux balles ? Et bien voilà, c'est moi, ahaha.
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